«
Ô toi, plat esprit des céans,
Barbouilleur de rimes banales,
Pédant entre tous les pédants,
Dont les allures triviales
Révoltent tout homme de sens,
À tes drogues pharmaceutiques
Veuille revenir désormais,
Bien qu'hélas ! dans leurs intérêts
Il valut mieux pour tes pratiques
N’en connaître jamais l’effet.
Mais il vaut mieux pour nous encore,
Bénévolement t’octroyer
Nos rhumes et notre pléthore,
Qu’à tes vers payer un loyer,
Car ta vermine déshonore.
Oh ! si contre ces accidents
De ta verve si peu virile,
Il est des remèdes puissants,
Prends-en un, plutôt prends en mille !
Oui, si par un secours divin,
Contre ce démon qui te gruge
Tes drogues sont le seul refuge
Ouvert à ton cerveau malsain,
Toi qui les as tous sous la main,
Par pitié, prends un vermifuge !