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Ô Vesper ! étoile dorée
De la déesse des amours !
Flambeau de la nuit azurée !
Toi, qui fais pâlir dans ton cours
Les feux tremblants de l’Empirée !
Ma jeune maîtresse m’attend,
Et Diane dans sa carrière
Ne doit se montrer qu’un instant.
Prête-moi ta douce lumière !
Je ne vais point faire un larcin,
Ni porter ma coupable main
Sur le voyageur solitaire ;
Mais j’aime, et la nature entière
Doit favoriser mon destin.