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Du rossignol la mélodie
N’a point de plus touchants accords,
Que ta voix, ô mon Amélie,
Se livrant à ses doux transports !
Chante, chante notre amour tendre,
Ô ma Beauté, chante-le bien
Chante : je me plais à t’entendre,
Il est si beau ton chant divin !
Lorsque ta voix à mes oreilles
Vient retentir, je crois rêver,
Et dans un monde de merveilles
Soudain je me sens enlever.
Chante, chante notre amour tendre,
Ô ma Beauté, chante-le bien
Chante : je me plais à t’entendre,
Il est si beau ton chant divin !
J’y vois des fleurs dont la corolle
Renferme l’amour dans son sein,
J’y vois le gracieux symbole
De tout plaisir pur et serein.
Chante, chante, etc.
J’y vois une nymphe rêveuse
Promenant ses doigts enchanteurs
Sur la lyre mélodieuse
Qu’Amour fait vibrer dans les cœurs.
Chante, chante, etc.
J’y vois des sylphides ailées,
Qui dans leurs ébats amoureux
Se font des ceintures dorées
Des tresses de leurs blonds cheveux.
Chante, chante, etc.
Leur pied léger effleure à peine,
L’air qu’elles fendent en courant,
Et de leur taille aérienne
J’aperçois le contour flottant.
Chante, chante, etc.
Des parfums odorants s’exhalent,
Des ruisseaux font mille détours,
Et des myrtes joyeux étalent
Leur feuillage cher aux amours.
Chante, chante, etc.
Mes yeux plongent dans ces délices,
Et pour couronner mon bonheur,
Dans ce monde aux mille caprices
Rayonne l’objet de mon cœur.
Chante, chante, etc.
Oui, la nymphe dont le doigt vole
Sur la lyre aux accords touchants,
Et la sylphide qui s’envole,
Sont la Beauté qu’aiment mes chants !
Chante, chante notre amour tendre,
Ô ma Beauté, chante-le bien
Chante : je me plais à t’entendre,
Il est si beau ton chant divin !