«
Je le sais maintenant le secret de tes larmes :
On voulait te ravir à mon ardent amour,
On voulait effacer la trace de tes charmes
Dans ce cœur pour toi seule enflammé sans retour !
Oh ! qu’il était cruel, oh ! qu’il était barbare
Celui qui, froidement, se jouait de mon sort,
Qui, d'un bien dont je suis si noblement avare,
Voulait me séparer, et me donner la mort !
Mais tu n’écoutas point l’injuste violence,
Tu préféras souffrir un opprobre cruel
Que laisser ton amant en proie à la souffrance,
Ange de pureté, tu lui rouvris le ciel !
Oh ! si je connaissais celui dont l’imposture
A bassement détruit le calme de ton cœur,
Dans son sang abhorré je laverais l’injure
Qu’il a faite à ton nom, si cher à mon bonheur !