«
Un Berger rencontrant Lisette,
Lui dit, veux-tu me suivre au bois ?
On y va cueillir la noisette ;
On y danse au son du hautbois ;
Il prit le bras de la Bergère,
Qui lui résistait mollement :
Au bois, dit-elle, qu’ai-je affaire ?
Laisse, laisse-moi donc, vraiment !
Maman l’défend ! (bis)
Tout en lui résistant, Lisette
Suivait le Berger dans les bois,
Et tout en cueillant la noisette,
Colin l’agaçait quelquefois ;
Il saisit sa main et la baise :
Lise soupire doucement,
Et sans montrer qu’elle en soit aise,
Lui dit : laisse-moi donc, vraiment !
Maman l’défend ! (bis)
La Bergère un peu moins farouche,
Avait abandonné sa main,
Et bientôt Colin, sur sa bouche,
S’avisa d’un plus doux larcin :
Lise lui dit, tout en colère,
Laisse, laisse-moi donc, vraiment !
Un second baiser la fit taire ;
Elle dit encor faiblement :
Maman l’défend ! (bis)
Admirez le progrès rapide
Qu’amour fait dans un jeune cœur !
Ce n’est plus Lisette timide,
Et luttant contre son vainqueur,
Au Berger, par un doux caprice,
Elle donne un baiser charmant :
Colin s’écrie avec malice ;
Laisse, laisse-moi donc, vraiment !
Maman l’défend ! (bis)