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Dans ce bosquet, asile solitaire,
Où de l’amour règne la volupté,
Où de Vénus le gracieux mystère
Vient dévoiler au cœur que rien n'altère
De ses trésors l'ineffable beauté ;
Où des clameurs dont bourdonne le monde
L’on n’entend point le bruit lugubre et sourd ;
Où l’œil sourit dans une paix profonde
Au clair ruisseau qui promène son onde
Parmi les fleurs dont est paré son cours ;
Où du gazon la verdure riante
Offre aux amants un siège accoutumé,
Où d’une Vierge et timide et charmante
La tendre voix à l'écho qu’elle enchante
Apprend le nom si doux de l’être aimé !
Dans cet heureux bosquet, sur cette herbe fleurie,
Que ne puis-je venir toujours,
Accompagné de mon amie,
Entretenir ma rêverie
Du seul loisir de nos Amours ?