«
J’aime à l'heure où l’aube fidèle
Annonce le lever du jour,
Le chant si doux de Philomèle,
Lorsque tout se tait autour d’elle,
Préludant à son pur amour.
Je suis heureux, quand de l’entendre
S’offre le plaisir enchanteur :
Cet accord si parfait, si tendre,
Qu’aucune voix ne saurait rendre
Répand le calme dans mon cœur.
Je crois renaître dans un monde
Où tout est frais, Limpide et pur,
Où lame en une paix profonde,
Sourit au bonheur qui l’inonde
Comme l’étoile aux cieux d’azur !
Qu’il est gracieux ton langage,
Oiseau chéri, né du printemps :
Les fleurs naissent à ton ramage,
Car la nature en fait hommage
À tes harmonieux accents !