«
Heureux qui près de toi soupire,
Et qui t’enflamme de ses feux !
Heureux qui te voit lui sourire,
Et qui lit son sort dans tes yeux !
Réduit à brûler en silence,
Je n’ai pas le même bonheur ;
On peut aimer sans espérance,
Si j’en juge d’après mon cœur. (bis)
Ah ! que n’es-tu simple Bergère,
Gardant comme nous des troupeaux !
Que n’es-tu dans une chaumière,
Tournant de rustiques fuseaux :
J’oserais dire que je t’aime ;
Mais pour moi serait-ce un bonheur ?
Tant d’autres le diraient de même,
Si j’en juge d’après mon cœur. (bis)
J’irai dans un désert sauvage
M’occuper de ton souvenir ;
J’y porterai ta douce image,
Et rien ne pourra la bannir.
Je chanterai le temps paisible
Où ta vue a fait mon bonheur :
Ton nom rendra l’écho sensible,
Si j’en juge d’après mon cœur. (bis)
Notes
Recueil: Idylles et poèmes champêtres.
Note: Neuvième poème de "Chansons et romances" (p.210).
https://books.google.fr/books?id=Sfw5AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
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