«
Quand reviendrons-nous sur la rive,
De nos amours témoin secret,
Admirer le brillant reflet
De l’onde fugitive ?
Ô mon amour,
De ton retour
Dans ce séjour
Quand viendra l’heure ?
Ton tendre amant,
Toujours constant,
Inquiet t’attend,
Inquiet te pleure.
T’en souvient-il, ma douce amie,
Du jour aimable où dans ces lieux
De ton amant, l’œil amoureux
T’aperçut endormie ?
Ô mon amour,
De ton retour
Dans ce séjour
Quand viendra l’heure ?
Ton tendre amant,
Toujours constant,
Inquiet t’attend,
Inquiet te pleure.
Des fleurs ornaient ta chevelure,
Des fleurs ton sein était paré,
Des fleurs, ô mon ange adoré,
Brillaient à ta ceinture.
Ô mon amour,
De ton retour
Dans ce séjour
Quand viendra l’heure ?
Ton tendre amant,
Toujours constant,
Inquiet t’attend,
Inquiet te pleure.
La douce et tendre Philomèle,
Craignant de troubler ton sommeil,
Pour te chanter à ton réveil
Attendait, ô ma belle !
Ô mon amour,
De ton retour
Dans ce séjour
Quand viendra l’heure ?
Ton tendre amant,
Toujours constant,
Inquiet t’attend,
Inquiet te pleure.
Et moi, voulant te voir heureuse,
Dans tes rêves, dans ton sommeil,
J’attendais aussi ton réveil
Pour te revoir joyeuse.
Ô mon amour,
De ton retour
Dans ce séjour
Quand viendra l’heure ?
Ton tendre amant,
Toujours constant,
Inquiet t’attend,
Inquiet te pleure.
Mais l’amour à ton cœur vint dire
Ma présence en ce doux moment,
Je vis alors ton œil charmant
S’ouvrir et me sourire !
Ô mon amour,
De ton retour
Dans ce séjour
Quand viendra l’heure ?
Ton tendre amant,
Toujours constant,
Inquiet t’attend,
Inquiet te pleure.