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Oh ! que tes yeux sont doux : que ton regard est tendre !
Que j’aime ta fraîcheur, ton éclat, ta beauté !
Que j’aime ton sourire empreint de volupté !
Et que je suis heureux, lorsque tu fais entendre
À mon cœur d’amour transporté,
Le timbre de ta voix dont rien ne saurait rendre
Et la grâce et la pureté !
Ô ma Beauté, fais que pour moi
L’Amour dans ton cœur se révèle :
Quand on est belle comme toi
L’on ne doit pas être cruelle.
Quand je te vois rêveuse, écoutant en silence
Les aimables leçons de ce dieu si charmant
Qu’on nous peint sous les traits d’un radieux enfant,
Et qu’on appelle Amour, une douce espérance
Ranime mon cœur languissant,
Et d’un secret plaisir la pure jouissance
Ravit mon âme en l’égayant !
Ô ma Beauté, fais que pour moi
L’Amour dans ton cœur se révèle !
Quand on est belle comme toi
L’on ne doit pas être cruelle.
Si tu savais combien je l'aime et je l’adore
Ton amoureux regard à Vénus emprunté !
Combien mon âme avide en voyant ta beauté
Se livre avec plaisir au feu qui la dévore,
Ta voix dans mon cœur agité
Ferait naître la paix et l’amour que j’implore
De toi seule, ô ma Volupté !
Ô ma Beauté, fais que pour moi
L’Amour dans ton cœur se révèle !
Quand on est belle comme toi
L’on ne doit pas être cruelle.
Notes
Recueil: Poésies inédites de Léonard (1870 - posthume).
Note: Au vers 8, j'ai remplacé le "Oh" par un "Ô" pour garder la cohérence avec les autres refrains.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8798021/f11.item