«
Clémentine, à genoux,
Dans sa mélancolie,
Demandait à Marie
Son amant pour époux.
Tendre avec innocence,
Elle offre en ce séjour,
Sa première espérance
Et son premier amour.
« Au nom de cet amour,
Que mon amant, dit-elle,
Par vous, me soit fidèle
Jusques à son retour !
Je lui garde en mon âme
Un souvenir bien doux,
Et pur comme la flamme
Dont je brûle pour vous.
« Mon ami pour la foi
Combat aux champs d’Asie ;
Ô divine Marie,
Qu’il soit vainqueur pour moi !…
Si jamais l’hyménée
Unit notre avenir,
De sa main couronnée,
Je viendrai vous bénir ! »
Notes
Recueil: Elégies, Marie et romances.
Note: Ce poème est une reprise d'une romance de 1817 intitulé "Nemours".
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5846714b/f109.item
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8610844r/f213.item