«
Ô blanche ! ma sœur Blanche,
Que vous priez souvent !
Craignez-vous l’avalanche
Ou les ailes du vent ?
Nous sommes renfermées,
Nos parents avec nous.
Nous en sommes aimées
Pourtant sur vos genoux.
Ô Blanche ! ma sœur Blanche,
Que vous rêvez souvent !
Craignez-vous l’avalanche
Ou les ailes du vent ?
Le grand bois se réveille,
Les fleurs pleuvent des cieux,
Chaque herbe a son abeille
Tout nous chante à l’oreille
Et tout nous rit aux yeux.
Ô Blanche ! ma sœur Blanche,
Qui rêvez d’avalanche
Au moindre bruit du vent,
Que vous rêvez souvent !
Pourquoi donc à sa vue
Perdez-vous vos couleurs ?
Ce n’est pas nous qu’il tue
Et, quand il nous salue,
Ce n’est qu’avec des fleurs.
Ô Blanche, ma sœur Blanche...