«
Pauvre pendule arrêtée
Au plus triste de mes jours,
Par la même main toujours
Que n’êtes-vous remontée !
Mais ma mère, j’en suis sûr,
Bénit ma douleur crédule,
Quand j’évoque sa pendule
Qui vit et bat sur le mur.
Ranimez-vous, voix touchante,
C’est l’heure où le riche dort.
Au riche, les rêves d’or ;
Au pauvre, un travail qui chante.
Quand je m’oublie au sommeil,
Tintez auprès de mon âme ;
Ma mère, la sainte femme,
Ne hâte plus mon réveil !
Sonnez ! appelez les anges
Que j’écoutais dans sa voix !
Ma mère m’a tant de fois
Chanté leurs belles louanges !
Sonnez ! voix du ciel, sonnez,
Puisque dans la solitude,
Pour m’emmener à l’étude,
C’est vous seule qui venez !