«
Un jour, ma jeune enfant, ayant ouvert le livre
Où des éclairs divins votre âme se délivre,
Lisait ligne par ligne, avec d’humides yeux,
Cet orage inconnu qui l’approchait des cieux.
Tantôt se détournant pour cacher une larme,
Tantôt riant d’un mot qui lui jetait son charme,
Tantôt serrant le livre à son front qui brûlait
Pour l’écouter, croyant que le livre parlait.
« Viens voir ! dit-elle alors, m’appelant la première,
» On dirait qu’il écrit avec de la lumière. »
» On dirait que les yeux de ton plus cher auteur
» Pour l’éclairer, ma mère, entrent au fond du cœur.
» Comme il parle à sa mère ! Oh ! viens voir comme il l’aime !
» Pour toi, si je pouvais, ce serait tout de même !…
» Comme il lui parle ! écoute ! et comme elle répond
» À cette voix de fils où le ciel se confond ! »