Mon cœur battait à peine, et vous l’avez formé ;
Vos mains ont dénoué le fil de ma pensée,
Madame ! et votre image est à jamais tracée
Sur les jours de l’enfant que vous avez aimé !
Si le bonheur m’attend, ce sera votre ouvrage ;
Vos soins l’auront semé sur mon doux avenir :
Et si, pour m’éprouver, mon sort couve un orage,
Votre jeune roseau cherchera du courage,
Madame ! en s’appuyant sur votre souvenir !
Notes
Recueil: Les pleurs.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1067280q/f373.item.texteImage
https://societedesetudesmarcelinedesbordesvalmore.fr/oeuvrepoetique/poeme.php?id_poeme=Bertrand016