«
Laure offrait, à genoux,
Sa prière à Marie,
Et, dans sa rêverie,
Demandait un époux ;
En secret l’innocence
Lui porte chaque jour
Sa première espérance
Et son premier amour.
« Au nom de vos douleurs,
Que mon ami, dit-elle,
À son serment fidèle,
Vienne essuyer mes pleurs !
Je lui garde en mon âme
Un souvenir bien doux,
Et pur comme la flamme
Dont je brûle pour vous.
« Mon ami pour la foi
Combat aux champs d’Asie ;
Ô divine Marie,
Qu’il soit vainqueur pour moi !…
Si jamais l’hyménée
Unit notre avenir,
De sa main couronnée,
Je viendrai vous bénir ! »
Notes
Recueil: Poésies (1820).
Note: Ce poème est une reprise du poème "Clémentine à Marie" de 1819. J'y trouve cependant suffisamment de variations pour le remettre ici. Il prendra dans l'édition de 1822 le titre "La prière". On trouve également une version différente de 1817 intitulée "Nemours".
https://archive.org/details/posies00valgoog/page/n188/mode/2up
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5846714b/f109.item