J’ai voulu, ce matin, te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.
Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir.
La vague en a paru rouge et comme enflammée :
Ce soir ma robe encore en est toute embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.
Notes
Recueil: Poésies inédites de Mme Desbordes-Valmore.
Note: Ce poème fut peut-être écrit en 1848.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9613518w/f27.item.texteImage