«
Quand la brise du soir, triste et mélodieuse,
Porte le chant du cygne aux bocages déserts,
Exhalant sur les flots son âme harmonieuse,
Il invite le ciel à ses derniers concerts.
Au tombeau, jeune encor, déjà prêt à descendre
Sur la rive où bientôt va reposer sa cendre,
Méhul, à son départ invitant les zéphyrs,
Donne une voix divine à ses derniers soupirs.
C’est le cygne blessé qui chante et qui succombe ;
Prêts à s’ouvrir pour lui, les cieux l’ont écouté,
Et sa dernière plainte, échappée à la tombe,
S’envole doucement vers l’immortalité.
Adieu, notre Méhul ! Une harpe argentine
Modulera ton nom dans la brise du soir.
Sous tes lauriers l’ami qui pleure et vient s’asseoir,
Retrouvera Méhul aux chants de Valentine.