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Aline quitte son village :
Quelle peine pour son ami !
Ah ! pour son cœur quel sombre ennui !
Quelle pâleur sur son visage !
- Aline ! vous allez partir ;
Me serez-vous toujours fidèle ?...
- J’aime autant que toi, lui dit-elle,
Autant que toi je vais souffrir !
Va souvent rêver au bocage,
Témoin discret de nos amours :
Qu’il te rappelle tous les jours
Et tes serments et mon image.
- Aline ! vous allez partir ;
Me serez-vous toujours fidèle ?...
- J’aime autant que toi, lui dit-elle,
Autant que toi je vais souffrir !
Remplace-moi près de ma mère,
Sois le soutien de ses vieux jours ;
Bientôt nous serons pour toujours
Heureux dans la même chaumière.
- Aline ! vous allez partir ;
Me serez-vous toujours fidèle ?...
- J’aime autant que toi, lui dit-elle,
Autant que toi je vais souffrir !