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Me revoilà assis sous le bel arbre à fleurs
Qui recouvre le banc où je venais parfois ;
Me revoilà tout seul à déverser mon cœur
Sous un parciel de fleurs de grenadier, je crois…
C’est le mois de juillet dans le jardin royal ;
La chaleur n’a pas eu raison de mon envie
De venir écouter le concert matinal
Des merles, des mésanges et de l’eau qui jaillit.
Quel tableau ! Se peut-il qu’il y ait un chef d’orchestre,
Un peintre de génie, un sublime architecte,
Pour organiser tout ce paradis terrestre
Et accorder les fleurs, les oiseaux, les insectes…
Il semble que Nature soit la seule artiste
Qui puisse diriger les oiseaux comme un chœur,
Qui fasse des jardins des toiles maniéristes,
Et qui, pour tout pigment, use d’un tas de fleurs.