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En la forêt de Longue Attente,
Je marche sans boussole dans les herbes hautes ;
Depuis quand ? Je ne sais… Aurais-je commis Faute ?
Mon cœur souffre et patiente
En la forêt de Longue Attente.
En la forêt de Longue Attente,
Je sème ce qui reste de mes souvenirs,
Je m’égare à mesure que je vois venir
Les peurs de l’Avenir qui chantent,
En la forêt de Longue Attente.
En la forêt de Longue Attente,
Je n’entends plus siffler les oiseaux du Printemps ;
Je sais qu’ils sont partis depuis déjà longtemps…
La Vie se montre plus distante
En la forêt de Longue Attente.
En la forêt de Longue Attente,
J’aurais voulu foutre le feu ! tout calciner !
Que tous ces arbres froids fussent déracinés,
Creuser la tombe permanente
De la forêt de Longue Attente !