«
Vous l’avez faite fuir ! oiseaux d’augures noirs !
Elle était près de moi ; elle semblait s’y plaire !
Elle avait même mis les deux genoux à terre
Pour caresser son chien qu’elle avait fait asseoir.
Elle avait relevé sa jupe de lin rose :
J’y vis comme un soleil qui présentait l’aurore
À mes yeux fascinés, et je sentis éclore
Tout autour de mon cœur un parterre de roses.
Mais il aura fallu votre nuée bruyante,
Stupides étourneaux, pour affoler la bête ;
En un éclair, le chien s’éclipsa de la fête,
Courant, criant, chassant vos figures volantes.
Et ma belle inconnue le suivit tout d’un coup :
Le soleil s’en alla retrouver son système,
Mon cœur se parsema de roses chrysanthèmes,
Et la jupe s’en vint recouvrir ses genoux.