«
Quand je t’entends sortir de ton appartement,
Et que je t’imagine dans les escaliers,
Apparaître à mon regard progressivement :
Pieds, cuisses, seins, sourire et cheveux déliés ;
Tu m’infliges toujours l’image insoutenable
De tes formes graciles qui mouillent mes yeux ;
Tu coules sur les marches, Serpent intenable
Dégoulinant de charme sur mon front envieux.
Quand t’es-tu détachée du crâne de Méduse
Pour venir chaque jour me pétrifier le cœur ?
Et quel est ce poison que toujours tu t’amuses
À me cracher au nez ? ô brulante liqueur !
Je voudrais posséder une flûte magique
Pour, Serpent, te charmer de quelques mélopées
Que je jouerais sans cesse en purs desseins lubriques ;
Odes à mes fantasmes de draps salopés.