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Perpétuel va et vient de l’abîme à la plage,
Le cycle des marées, des vagues de la mer,
Inaltérable jeu depuis les sombres âges,
Berce mon cœur transi d’un sentiment amer.
D’âpres nausées me gagnent, à voir ce déballage
Incessant de ressac d’écume recouvert…
Même de loin, perché sur le calme rivage,
L’immense flot m’effraie comme un tombeau ouvert.
Impassible, éternel et gorgé d’infini,
J’ai la tête qui tourne à voir cet horizon…
Ligne bleue qui demeure où le reste finit,
Inébranlable trait aux limites du monde,
L’océan me sera toujours une prison
Où même le soleil finit piégé dans l’onde.