«
A l’uis ! — Qui est ? — Amis. — Que veuls ? —
Conseil. — De quoy ! — De mariage ;
Marier veuil. — Pourquoy te deuls ?
Pour ce que n’ay femme en mesnage
Qui gouvernast et qui fust sage,
Bonne, belle et humble tenue,
Riche, jeune et de haut parage. —
Tu es fouls : pran une massue.
Advise se souffrir t’en peus :
Femme est de merveilleux courage.
Quant tu vouldras avoir des eufs,
Tu auras porée ou frommaige ;
Tu es frans, tu prendras servaige :
Homs qui se marie se tue ;
Advise bien. — Si le feray-je. —
Tu es fouis : pran une massue.
Femme n’aras pas à ton eulx.
Mais diverse et de dur langaige ;
Adonc te croistera tes deuls,
Souffrir ne pourras son oultraige.
Va vivre avant en un boscaige,
Que marier com beste mue. —
Non : avoir vueil le doulz ymaige. —
Tu es fouis : pran une massue.
Envoi
Filz, tu feras foleur et raige
De marier. Aime en vo rue
Franchement. — D’avoir femme enrraige. —
Tu es fouis : pran une massue.