«
Le cueur la suyt, et mon œil la regrette,
Mon corps la plainct , mon esperit la guette
Celle qui est des parfaictes la fleur.
Dont à jamais j’ay ordonné ung pleur
Perpétuel, en pensée secrète.
Tous en font dueil et chascun la souhaitte ;
Plusieurs en ont dure complaincte faite,
Car elle avoit gaigné de maint seigneur
Le cueur.
Fortune l’a de noz veues fortraicte,
Non sans regret de sa beaulté parfaicte,
Mais de deux biens prendre fault le meilleur.
Si ne sera en obly sa valleur.
Car quelle part qu’elle aille ou qu’on la mette,
Le cueur la suyt.