← Retour aux poèmes

Dans un verger

Renée Vivien · 1908 · Symbolisme · 20e siècle
«
Un verger de Mytilène, vers la fin d’un après-midi d’été. Les vignes, chargées de grappes, se déroulent jusqu’à la mer. Le soleil brûle. Au lever du rideau, Eranna tire quelques sons du paktis, mais ses mains retombent. Epuisée par la chaleur, elle parle d’une voix faible. Scène I ERANNA, reposant le paktis contre un tronc d’olivier. O vierges, le soleil est à son apogée. Maître implacable, il règne et pèse sur l’Egée. Je suis lasse et ne sais plus tirer du paktis L’ode à l’Aphrodita ni l’hymne à l’Adonis. ATTHIS, s’éventant avec effort Tu nous brûles, soleil ! DIKA. O soleil, tu nous brûles ! DAMOPHYLA. Vers le soir tombera la paix des crépuscules, Il le faut espérer enfin, car nous souffrons De ce pesant soleil abattu sur nos fronts. EUNEIKA. Voici que monte, ainsi qu’un éclat de cymbales, Infatigablement le long cri des cigales. GURINNO. Grandement fatigués par l’été desséchant, Les bergers sur la route ont suspendu leur chant. ERANNA. Puisque le dur soleil est le maître des choses, (Se tournant vers Dika) Tissons, Dika, les brins de fenouil et les roses, Toi qui seule entre nous sais parer les autels… ATTHIS. L’Aphrodita sourit aux fleurs que tu lui donnes Et tes guirlandes sont chères aux Immortels. ERANNA. De tes très tendres mains tresse-leur des couronnes, Dans ce verger, si doux à l’abri du soleil, Où des feuillages tombe et coule le sommeil. Au loin se répandait un thrène de voix basses. Scène II (Une voyageuse, les vêtements couverts de poussière entre, timide, hésitante et regardant autour d’elle.) ATTHIS. Une étrangère approche à pas lents. ERANNA. Elle est belle. DIKA. Ses yeux ont le regard jeune et fier des vainqueurs. DAMOPHYLA. La nouvelle venue est digne de nos chœurs… ATTHIS. Elle s’approche, lente et lasse. ERANNA. Allons vers elle. (Se levant et s’approchant de l’étrangère) Toi qui viens à travers les vignes de l’été, Réjouis-toi de ta jeunesse et ta beauté ! Et que, reconnaissant le rythme aux strictes lois, Le sarbitos docile obéisse à tes doigts Imprégnés de fenouil, de roses et de menthe. Avec un intérêt croissant Tes voiles sont de pourpre et tes parfums sont doux. Vierge pareille aux fleurs, que cherches-tu de nous ? L’ÉTRANGÈRE. Je porte le salut de ma ville natale A Psappha de Lesbos, illustre par ses chants. ERANNA. Salut ! Ici le cri strident de la cigale S’adoucit, plus lointain, sous les rameaux penchants, Et le repos est doux sur une couche molle. Nos chœurs alterneront le chant et la parole Pour te plaire et la brise est plus aimable ici. DIKA, apportant à la voyageuse une amphore et une coupe Il n’est rien de plus doux que l’eau fraîche. Voici L’eau de la source pure au flanc de la montagne. GURINNO. Je t’apporte un rayon de miel, ô ma compagne ! Plus frais que le nectar et plus doré que l’or. DAMOPHYLA. Console ta fatigue, allonge ta paresse Dans ce verger où de beaux chants ont pris l’essor Plus rapides que les oiseaux de la Déesse. MÉGARA. Veux-tu, pour rafraîchir ton front las, un coussin D’un travail de Lydie aux couleurs délicates ? DIKA. Et veux-tu des iris plus beaux sur un beau sein ? TÉLÉSIPPA. Voici du mélilot. EUNEIKA. Voici des aromates. Voici des fruits dorés ; ERANNA, détachant le paktis d’un geste solennel Et voici le paktis Qui célèbre l’hymen et pleure l’Adonis. On le suspend devant l’autel aux jours de fête. Plus doux que le sommeil, plus fort que la tempête, Lui seul calme le front de l’Eros irrité. Il se répand sur la montagne et sur la berge Et fait frémir de joie et d’orgueil la cité. Le voici… Chante-nous avec son aide, ô vierge ! Les hymnes rituels de ton pays lointain Qui pleurent une mort ou comblent un festin. L’ÉTRANGÈRE. Plus tard je chanterai pour vous plaire, ô très belles !… Je suis lasse d’avoir erré… Mais grâce aux Dieux Je me repose enfin parmi vos chœurs heureux. (Une pause) Parlez-moi de Psappha, mes compagnes nouvelles ; Dites-moi ce que sont ses cheveux et ses yeux, Afin qu’en vieillissant je bénisse les Dieux D’avoir cueilli la fleur de ses grâces… J’écoute, Tel un pâtre lassé par l’ardeur de la route Se réjouit du bruit des feuilles et de l’eau. (Avec une curiosité brûlante) Elle est ardente et jeune et son visage est beau ? DIKA. Ses cheveux sont plus noirs encore que l’aile ombreuse De la nuit noire. ATTHIS. Et son langage est lent et doux, Car elle parle ainsi qu’une triste amoureuse. GURINNO, interrompant Tout ce qui l’environne est lumineux et doux, Les étoiles, autour de la lune divine, Voilent leur clair visage alors qu’elle illumine La terre… Ainsi paraît celle-là parmi nous. Son front est couronné de graves violettes. GORGO. Elle prête sa voix aux Déesses muettes. DIKA. Je dirai ses yeux bleus, comparables à l’eau. MÉGARA. Moi je comparerai très bien à l’arbrisseau Jeune et souple son corps virginal… ERANNA. A quoi puis-je Comparer cette voix très glorieuse, orgueil De Piéria dont le doux Lesbos est le seuil, Et qui charme le cœur de ceux qu’Eros afflige ? Beaucoup plus mélodieuse que ce paktis Qu’Hermès tira de la tortue au temps jadis, Et que le messager du printemps, immortelle Comme eux-mêmes, elle a chanté devant les Dieux. La persuasion s’étonne devant elle… (Après une légère pause) Et que dirai-je encor de la voix éternelle ? Divine et s’élevant à la hauteur des cieux, Dédaignant la louange ou le blâme des hommes, Elle résonne, et nous, les chants jeunes, nous sommes, Selon sa volonté, tourmentés ou joyeux. Parfois elle caresse, et parfois se courrouce, Et parfois se lamente, au hasard du mélos. Elle est incomparable… L’ÉTRANGÈRE, se tournant vers Eranna O vierge à la voix douce, Quel est ton nom ? ERANNA. Je suis Eranna de Télos. L’ÉTRANGÈRE. O toi dans ses beaux chœurs l’unique et la première ! « Désormais une vierge aussi sage que toi, Dit-elle, en aucun cas ne verra la lumière… » Et ces mots très lointains sont venus jusqu’à moi… (Se rapprochant d’Eranna) Vierge, demeure ainsi, debout et face à face, Dévoilant la douceur qui sourit dans tes yeux. Chère à Psappha, chère à Lesbos et chère aux Dieux, Fleuris dans ta splendeur, ô gloire de ta race ! ERANNA. Les mots que tu me dis sont bienveillants et doux… (Avec une humilité altière) Le désir de Psappha me rendit glorieuse. Quelqu’un, dans l’avenir, se souviendra de nous, Je le crois… L’ÉTRANGÈRE. Réjouis ton cher cœur d’orgueilleuse ! Car ton nom sera grand dans l’avenir lointain, Puisque tu t’es mêlée aux chœurs blonds des Piérides. Tu joignis au laurier le fenouil et le thym Et doux est ton labeur, ô vierge aux yeux limpides ! Ce très noble labeur, noblement accompli ! Le sort des chants obscurs entassés dans l’oubli N’est pas le tien. Salut ! ERANNA. Si je suis éternelle, Si mon laurier naissant grandit et triompha, C’est qu’il fleurit à l’ombre illustre de Psappha Et mon éternité splendide me vient d’elle. Mais, vous toutes sur qui tomba son beau regard, Dites à l’étrangère, ô belles ! votre part Dans la gloire de la Poétesse divine Et vos beaux noms. EUNEIKA. Je vins jadis de Salamine Et je suis Euneika. GORGO. Moi, Gorgo. DIKA. Moi, Dika. ATTHIS. Je suis la bienheureuse Atthis qu’elle invoqua Lorsque la douce lune illuminait la terre. (Se tournant vers l’Etrangère) Te souvient-il, toi que l’amour d’elle conduit Vers nous ? Elle chantait : « Il est plus de minuit, O belle ! l’heure passe et je dors solitaire… » ERANNA. Très désirable Atthis, vierge à la douce voix Qu’Apollon attentif a lui-même écoutée ! Redis avec orgueil que Psappha t’a chantée Alors qu’elle t’aimait aux longs jours d’autrefois. Gurinno, pâle encor de ta vaine tendresse, Et Gorgo, qui la rassasias pleinement, Toi dont elle vanta le savoir et l’adresse, Louez les Dieux de ce qu’elle fut votre amant ! Dites que ses beaux chants vous firent éternelles, Que celle qui chanta votre aimable pâleur, Votre forme pareille aux lys d’or, ô très belles ! Ayant connu le lit d’azur des Immortelles Le quitta pour l’amour de vos bouches en leur, Qu’elle chanta ses chants pareils à la colère Du vent sur la montagne en l’espoir de vous plaire. (Se tournant vers Damophyla) Damophyla, dis à celle qui vient vers nous Apportant le salut de sa ville avec elle, Que ton chant, composé sur le divin modèle, Honora l’Artémis aux traits cruels et doux, Et que tu célébras ses flèches sur les berges, L’ombre de ses forêts, le beau chœur de ses vierges, Toi-même étant promise à la virginité. DAMOPHYLA, se tournant vers l’Etrangère Salut ! L’ÉTRANGÈRE. Réjouis-toi jusqu’à l’éternité, O gracieuse, et que ton doux nom soit chanté ! Que ta gloire traverse, à la nage, l’espace Du Fleuve, traversant le vaste flot des morts ! Car toujours tu gardas le souci des accords, Des choses nobles et belles, et de ta race. (Se tournant vers le chœur) Vierges, grâce à l’Eros et grâce aux beaux travaux Que fit pour vous Psappha, vous êtes glorieuses. ERANNA. Voyez, ô chœur sacré des belles amoureuses ! Le soir descend sur les oliviers et les eaux. L’ÉTRANGÈRE. Salut au soir, dont la lumière d’hyacinthe Ne blesse point les yeux !… ERANNA. Vers la montagne éteinte S’entoure d’ombre ainsi que d’un long voile noir. DAMOPHYLA. C’est l’heure où les troupeaux retournent vers l’étable Et les bergers vers le foyer et vers la table. MÉGARA. L’enfant lasse revient vers la mère. L’ÉTRANGÈRE. O doux soir, Tendre soir, fils de Zeus ! ERANNA. O soir, ô vénérable ! Toi qui fais oublier le dur labeur du jour, Ramène-nous vers le festin et vers l’amour Et rallume la torche et prépare la table ! GURINNO. Voici que se prépare enfin la belle nuit, Entre des bras très blancs qu’elle nous soit doublée ! ERANNA, se tournant vers l’autel de l’Aphrodita J’invoque la Déesse en mon âme troublée, Celle qui triomphe à l’approche de la nuit, Celle qui sait tisser les trames de la ruse ! DAMOPHYLA. Qu’elle amène vers moi la belle qui me fuit, Que je veux attirer, qui raille et qui refuse Mes présents… Qu’elle vienne encore maintenant Vers mon constant amour ! Que je sois délivrée De mes cruels soucis ! ATTHIS. Qu’elle me soit livrée Cœur et corps, celle qui me traite injustement, Celle qui me trahit et me dompte, qui brise Mon âme même par la détresse et méprise Ma beauté pour un être inférieur et vil ! ERANNA. Reçois, fille de Zeus, Déesse au cœur subtil, Répandu sur ton cher autel, ce lait de chèvres, Et ce miel, et ce vin qui ressemble au nectar. Si jamais ton doux nom a fleuri sur nos lèvres, Viens parmi nous, ayant attelé ton beau char ! (On entend au dehors une lamentation orientale, terrible et prolongée) C’est la voix de Psappha, qui pleure et lamente… (Se tournant vers l’autel) Déesse, souviens-toi de Psappha GORGO. Sois clémente ! (La terrible lamentation se prolonge) ERANNA. O vierges, déchirez vos tuniques de lin. Car Psappha meurt… L’Eros a fondu sur son âme. ATTHIS. Comparable au tonnerre est le courroux divin. ERANNA. Comparable à l’éclair est sa terrible flamme. ATTHIS. L’amour parle à travers un songe. GURINNO. L’amour ment. GORGO, sans l’entendre L’amour n’est pas heureux. DIKA. L’amour n’est pas clément. ERANNA. Prends pitié de nos cœurs tourmentés, ô Déesse ! Lesbos est le plus beau d’entre les beaux autels Et Psappha t’a louée en des chants éternels. Kupris, ne courbe point son front sous la détresse ! SCENE III (Psappha entre. Elle est voilée de voiles noirs très épais.) PSAPPHA. L’Eros a brisé mon âme, comme un vent Des montagnes tord et brise les grands chênes. ERANNA. Ton cœur n’a point pitié des maux que tu déchaînes ! Eros, être fatal, amer et décevant ! LE CHŒUR. Eros, suprême Eros ! ERANNA. De vos lèvres amères, Amantes, célébrez le tisseur de chimères ! Je maudis ta douceur, Eros cruel et beau ! LE CHŒUR. Eros ! ERANNA. Soudain un feu subtil court sur ma peau, Je voudrais te louer, mais ma langue est brisée. LE CHŒUR. Eros ! ERANNA. Un tremblement m’agite toute… LE CHŒUR. Eros ! (Psappha sort lentement) L’ÉTRANGÈRE. Elle s’en va vers toi qui guéris et consoles, Pâle Perséphona ! ERANNA. Je n’ai plus de paroles. L’ombre de la douleur s’empare de mes yeux. Hadès est fort, et vous êtes jaloux, ô Dieux ! DAMOPHYLA. Vierges, n’invoquons plus l’irritable Déesse Qui se plaît à dompter nos cœurs par la détresse. Elle est différente, aveugle, ingrate… ERANNA, se relevant O toi Qui railles la pitié, la justice et la foi, Aphrodita changeante, implacable Immortelle Tu jaillis de la mer, périlleuse comme elle. La vague sous tes pas se brisait en sanglots. Amère, tu surgis des profondeurs amères, Apportant dans tes mains l’angoisse et les chimères, Ondoyante et perfide, en tout semblable aux flots. (Sur ces dernières paroles, une messagère entre, essoufflée, très pâle) LA MESSAGÈRE. O vierges, elle expire à l’ombre de Leucade ! Réunissez vos chœurs… O lamentation Sur Psappha, sur Lesbos, sur nous et sur Leucade ! Chantant avec fureur son invocation, Et sanglotant ainsi que rit une Ménade, Elle atteignit la roche et se précipita. LE CHŒUR. O lamentation ! QUELQUES-UNES, très bas Eros ! D’AUTRES, plus bas encore Aphrodita ! (Elles se prosternent, le front dans la poussière) DAMOPHYLA. Psappha la délicate a subi la colère Des Dieux qui, souriants, poursuivent leur dessein. Déchirez vos péplos et frappez votre sein, O vierges ! ERANNA. Elle expire et que pouvons-nous faire ? Coupez vos beaux cheveux en leur force… LE CHŒUR. O Psappha ! DAMOPHYLA. O toi dont le laurier grandit et triompha Parmi nous, se peut-il que tu meures, Psappha ! O toi que nous aimions, ô l’illustre, ô Psappha ! L’ÉTRANGÈRE, Se levant soudain au milieu du chœur prosterné Vierges, souvenez-vous, en vos âmes confuses ! La commune douleur sur le commun trépas Respecte la maison des serviteurs des Muses, Cette auguste maison où le deuil n’entre pas. Ne pleurez plus ! Ceignez vos jeunes fronts de roses, De celles-là qui sont heureusement écloses, Et la douleur n’ayant point fait baisser vos yeux, Chantez comme l’on chante en la maison des Dieux ! (Les vierges, obéissant à l’ordre, ceignent leurs fronts de roses tressées, de laurier et de thym et ressaisissent leurs paktis. Le rideau tombe.)

Notes

Recueil: Sillages. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54882b/f26.item

← Précédent Vêtue Suivant → J'ai jeté mes fleurs...

Autres poèmes de Renée Vivien

A Venise 1903 A l'amie 1901 A l'ennemie aimée 1910 A l'heure des mains jointes 1906 A l'heure du couchant 1910 A la Florentine 1904 A la bien-aimée 1906 A la divinité inconnue 1903 A la divinité inconnue (2) 1903 A la perverse Ophélie 1904 A la sorcière 1903 A mon démon familier 1921 A une femme 1902 A une ombre aimée 1908 Absence 1910 Afterglow 1904 Aigues-marines 1903 Ainsi je parlerai... 1906 Allons dans le soir 1908 Amata 1908 Amazone 1901 Amour 1910 Amour méprisable 1910 Amour, toi le larron 1910 Appel 1910 Arums de Palestine 1904 Attente 1906 Atthis 1903 Atthis délaissée 1903 Attire-moi, Venise... 1906 Au dieu pauvre 1906 Aube 1921 Aube incertaine 1901 Aurore sur la mer 1901 Aux mouettes 1921 Aveu dans le silence 1921 Bacchante triste 1901 Bonheur crépusculaire 1906 Bête sournoise 1910 Caravanes 1906 Ce que dit le rosier 1910 Chair des choses 1908 Chanson (Du ciel poli comme un miroir...) 1903 Chanson (Il se fait tard...) 1902 Chanson (L'ombre vient...) 1903 Chanson (La mer murmure...) 1902 Chanson - Comment oublier le pli lourd 1901 Chanson - De ta robe à longs plis flottants 1901 Chanson - J’ai l’âme lasse du destin 1901 Chanson - Le soir verse les demi-teintes 1901 Chanson - Le vol de la chauve-souris 1901 Chanson - Ta chevelure d'un blond rose 1901 Chanson - Ta voix est un savant poème... 1901 Chanson norvégienne 1903 Chanson pour elle 1904 Chanson pour mon ombre 1904 Chapelle de marins 1921 Chevauchée 1904 Cible 1910 Confidence devant le soir 1906 Conte de fée 1908 Corinne triomphante 1903 Cyprès du purgatoire 1910 Cérès Eleusine 1904 D'après Swinburne 1906 Dans le havre 1906 Dans un chemin de violettes 1908 Danses sacrées 1903 Devant l'été 1908 Devant la mort 1902 Devant le couchant 1908 Domination du poème 1921 Donna m'apparve 1904 Douceur de mes chants, allons vers Mytilène... 1903 Dura lex, sed lex 1910 Dédicace (À la femme aimée) 1901 Défaite 1921 Départ 1903 Départ 1906 Déroute 1910 Désir 1902 Détrônée 1910 Echo d'une grande voix 1910 Elle demeure en son palais... 1906 Elle passa 1908 Elle passe 1906 Elle règne 1908 Elle écarte en passant les ronces du chemin 1901 Emerveillement 1910 Eminé 1906 En débarquant à Mytilène 1906 Enseignement 1908 Entre dans mon royaume 1908 Entrons dans le jardin 1906 Epitaphe 1902 Epitaphe sur une pierre tombale 1910 Essentielle 1910 Essor d'une mouette 1921 Etonnement devant le jour 1910 Explicit liber veneris cæcorum 1904 Faste des tissus 1904 Feuilles sur l'eau 1903 Fleurs de Séléné 1902 Fête d'automne 1906 Gellô 1903 Glas 1908 Gorgô 1903 Hiver 1903 Hymne à la lenteur 1908 Ils pleurent vers le soir... 1906 Incipit liber veneris cæcorum 1904 Inspiration 1910 Intangible 1908 Interprétation d'un songe islandais 1910 Intervalle crépusculaire 1904 Intérieur 1906 Invocation 1902 Invocation 1908 Invocation à la lune 1910 J'ai jeté mes fleurs... 1908 Je cacherai ma flûte... 1906 Je connais un étang 1906 Je donnerai mes yeux... 1906 Je fus un page épris 1906 Je pleure sur toi... 1906 Je t'aime d'être faible... 1906 L'aile brisée 1910 L'amant des sirènes 1903 L'amour borgne 1906 L'amour méprisable None L'aurore triste 1903 L'aurore vengeresse 1904 L'automne 1902 L'heure 1910 L'odeur de la montagne 1903 L'odeur des vignes 1901 L'éternelle vengeance 1901 La bonne coupe 1910 La conque 1903 La demeure du passé 1908 La dogaresse 1904 La douve 1904 La faunesse 1903 La fleur du sorbier 1903 La fourrure 1904 La fusée 1903 La lune consolatrice 1910 La lune s'est noyée... 1906 La madone aux lys 1904 La mauvaise auberge 1921 La mort d'une bacchante 1903 La mort de Psappha 1903 La mouette qui s'éleva 1921 La nuit latente 1904 La palme 1906 La pleureuse 1902 La promesse des fées 1910 La rançon 1903 La satyresse 1903 La soif impérieuse 1906 La vierge au tapis 1904 Lamentation 1903 Lassitude 1902 Le bloc de marbre 1903 Le couchant adoucit le sourire du ciel 1901 Le cœur lourd 1910 Le dernier dieu 1921 Le dédain de Psappha 1904 Le jardin matinal 1906 Le labyrinthe 1904 Le monde est un jardin 1906 Le palais du poète 1921 Le pilori 1906 Le poète 1921 Le rire des vents 1921 Le sablier 1910 Le sang des fleurs 1902 Le souffle violent et superbe des roses 1901 Le toucher 1903 Le ténébreux jardin 1906 Les Amazones 1902 Les Dieux lares s'irritent 1921 Les arbres 1902 Les chardons 1903 Les couleurs 1903 Les couleurs de la nuit 1903 Les cygnes sauvages 1904 Les emmurées 1904 Les lys d'eau 1903 Les lèvres pareilles 1904 Les mangeurs d'herbe 1904 Les morts aveugles 1904 Les noyées 1903 Les oliviers 1904 Les oripeaux 1904 Les quatre vents 1921 Les revenants 1903 Les roses sont entrées 1906 Les sept lys de Marie 1910 Les solitaires 1903 Les souvenirs sont des grappes... 1906 Les succubes disent... 1904 Les vendeuses de fleurs 1904 Les yeux gris 1901 Les ébauches 1903 Les êtres de la nuit 1906 Les îles 1904 Let the dead bury their dead 1902 Litanie de la haine 1904 Locusta 1902 Lucidité 1901 Mains sur un front de malade 1910 Malédiction sur un jardin 1908 Mensonge du soir 1906 Mes victoires 1906 Mon ami le vent (2) 1908 Mon ami le vent... 1906 Mon cœur est lourd 1908 Mon paradis 1910 Mort maritime 1903 Morts inquiets 1901 Naples 1904 Naïade moderne 1901 Nocturne 1901 Notre heure 1910 Nous irons vers les poètes 1906 Nous nous sommes assises 1906 Nudité 1901 Nuit mauresque 1906 Nuptiale 1908 O forme que les mains ne sauraient retenir 1901 Oiseaux dans la nuit 1910 Ondine 1901 Orgueil de poète 1921 Où donc irai-je ?... 1906 Palais sous la mer 1921 Par les soirs futurs 1906 Pareilles 1908 Paroles soupirées 1906 Paroles à l'amie 1906 Partenza 1908 Paysage d'après El Greco 1904 Paysage hollandais 1910 Paysage mystique 1903 Pendant qu'elle chantait en s'accompagnant 1908 Pendant qu'elle dormait 1908 Petit poème érotique 1908 Pour l'une, en songeant à l'autre 1908 Pour le lys 1910 Pour mon cœur 1910 Pour toutes 1906 Pour une 1904 Prière aux violettes 1910 Profession de foi 1908 Prophétie 1902 Présence 1910 Psappha revit 1906 Pèlerinage 1910 Péché d'orgueil 1921 Péché des musiques 1904 Pénitentes espagnoles 1906 Qu'une vague l'emporte 1906 Reflets d'ardoise 1904 Refrain lassé 1906 Regard en arrière 1908 Ressemblance inquiétante 1902 Ressouvenir 1903 Ressouvenir (2) 1910 Revenue 1908 Roses du soir 1903 Rythme saphique 1902 Réconciliées 1908 Résurrection 1910 Résurrection mauvaise 1910 Sanctuaire d'Asie 1910 Sans fleurs à votre front... 1906 Soir 1901 Soir 1903 Solitude nocturne 1910 Sommeil 1901 Sommeil 1902 Sonnet (Ah! ne me blâme plus...) 1908 Sonnet (J'aime la boue humide...) 1903 Sonnet (Les algues entr'ouvraient...) 1902 Sonnet (Ne m'accuse jamais...) 1908 Sonnet (Sur les marbres massifs...) 1903 Sonnet - Dans la fièvre du ciel nocturne... 1901 Sonnet - Elles passent au loin... 1901 Sonnet - L'ombre assourdit le flux... 1901 Sonnet - L'orgueil des lourds anneaux... 1901 Sonnet - O forme que les mains... 1901 Sonnet - Parle-moi, de ta voix pareille... 1901 Sonnet - Tes cheveux irréels... 1901 Sonnet de porcelaine 1904 Sonnet féminin 1902 Sonnet irrégulier (Il vaut mieux être vil...) 1908 Sonnet irrégulier (Tu ne vieilliras point...) 1908 Sonnet irrégulier (Ô temps! ô conquérant!...) 1908 Sonnet pour la lune 1908 Sonnet à l'androgyne 1903 Sonnet à la mort 1901 Sonnet à une enfant 1904 Souhait familier 1910 Sourire dans la mort 1901 Sous la protection des violettes 1910 Sous la rafale 1906 Souveraines 1903 Sur la place publique 1906 Sur le rythme saphique 1903 Sur le rythme saphique (2) 1908 Ta forme est un éclair... 1901 Telle que Viviane 1904 Terreur du mensonge 1910 Thrène 1908 Timas 1903 To the sunset goddess 1903 Toi, notre père Odin 1906 Ton âme 1902 Torches éteintes 1906 Traîtrise du regard 1921 Traîtrise du sablier 1910 Treize 1904 Twilight 1903 Une chapelle 1921 Union 1908 Vaincue 1906 Veillée heureuse 1910 Velléda 1903 Velléité 1902 Venue du jour 1921 Vers Lesbos 1906 Vers d'amour 1902 Vers le Nord 1903 Vertige 1910 Victoire 1901 Victoire funèbre 1903 Vieillesse commençante 1910 Viens, déesse de Kupros 1906 Violettes blanches 1903 Violettes d'automne 1903 Virgo hebraïca 1904 Viviane 1903 Viviane (2) 1906 Vivre 1910 Voici ce que je chanterai... 1906 Voici mon mal 1906 Voile impatiente 1921 Vous pour qui j'écrivis 1906 Vêtue 1908